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October 24 Nouveau voyage, nouveau blogCa y est l'afrique et le Nigeria, c'est terminé... maintenant direction la Reunion.
Et à nouveau voyage, nouveau blog avec en prime si j'ai le courage la fin de mon voyage entre le Benin et le Burkina.
Vous pouvez découvrir la Reunion avec moi sur le blog http://sejourenafrique.over-blog.com/
Bonne lecture et à bientot!
Nico August 03 Le benin et le Burkina, de Cotonou à Ouaga en motoComme certains le savent, on est partis mimi (myriam, ma sœur pour ceux qui ne la connaissent pas) et moi pour un petit tour en moto au Bénin et au Burkina. Départ de cotonou et arrivé à Ouagadougou.Voici le début de l'histoire : Apres avoir finis mon VIE a Port Harcourt, je prend l'avion pour Lagos où je reste quelques jours pour terminer les derniers préparatifs du voyage et résoudre le premier problème du voyage : le transfert entre Lagos et Cotonou seul avec un gros sac. Il n'y a sans doute aucun problème mais je préfère assurer, ce n'est pas le moment de me faire tout piquer… Finalement je demande au cuisinier a Lagos qui contacte son frère a Cotonou pour lui demander de venir me chercher. L'affaire est réglé pour environ 70 euros… C'est un petit peu cher mais au moins je suis sur de ne pas avoir de mauvaise surprise et de rater l'arriver de myriam a Cotonou. Le 8 juillet au matin, j'arrive donc a Cotonou et me fait guider dans une auberge au prix très raisonnable pour la nuit. J'y dépose mes affaires et commence a visiter la ville un peu nouvelle pour moi-même si j'y avais déjà fait un passage au mois d'avril. Le soir je me rend en zem (les taxi-motos de Cotonou) jusqu'à l'aéroport pour retrouver myriam qui arrive presque a l'heure. Pendant l'attente, j'en profite pour appeler Raoul, un contact de pierro a Cotonou que l'on retrouvera le soir pour un repas dans un maquis. La première rencontre avec Raoul ne sera pour moi (et également pour mimi) pas des plus agréable. Il nous propose tout de meme de venir dormir chez lui pendant notre séjour a Cotonou et nous acceptons. Ainsi le lendemain, nous quittons l'auberge pour s'installer chez Raoul dans le quartier d'Akpakpa. Il vit dans une grande maison avec ses frère et sœur alors que ses parents sont dans une autre maison. Nous avons droit à une chambre avec un grand lit, vraiment du luxe ! Nous resterons finalement trois jours et demis a Cotonou afin de trouver une moto, des casques et de prendre quelques conseils de la part de Raoul et de sa famille même s'il n'ont pas l'air de vraiment connaître le Benin. Ils nous prennent même un peu pour des fous de vouloir partir jusqu’à Ouaga à 2 sur une moto… D’ailleurs beaucoup de monde m’aura déconseillé ce voyage mais cela fait quelque temps que ça trotte dans ma tête et je voulais vraiment faire quelque chose. Le mardi nous faisons une petite visite de Ganvie, un village lacustre (un peu comme Venise) au Nord de Cotonou. Une petite ballade à la journée histoire de nous mettre en jambes avant le grand départ le mercredi matin ! Initialement, Ganvié a été fondé pour fuir l’envahisseur venant du Togo et se protéger. Une fois la paix revenue, les villageois ont décidé de rester dans ce village. La visite est un petit peu attrape touriste puisque le guide nous emmène dans les deux restaurants du village et dans les différents centres d'artisanats mais le coin n'en est pas moins magnifiques. On visite le village construit sur pilotis à bord d’une pirogue. Et vu que tout le monde utilise la pirogue pour se déplacer dans la ville et que les ruelles sont relativement étroites, on croise régulièrement des pirogues de femmes revenant du marché ou d’enfant se baladant. D’ailleurs, à Ganvié, il y a peut être le plus surprenant marché que nous aurons l’occasion de voir puisque c’est un marché sur l’eau ! En fait, les stand sont tenus par des femmes sur des pirogues. Elles se baladent sur la place du marché (en fait c’est une étendue d’eau au milieu du village !) avec toutes leur marchandise à bord de la pirogue et pour faire le marché, on fait le tour des pirogues.
Le grand Départ ! Mercredi nous partons donc le long de la cote en suivant la route des plages jusqu'à Ouidah. C’est le grand départ avec l’apréhension de savoir ce que nous réserve les 3 prochaines semaines, si le voyage va bien se passer, si on arrivera jusqu’à Ouaga sans trop de pb mécaniques, quel sera l’acceuil de la population… Beaucoup d’interrogation, donc mais aussi la certitude que quoi qu’il arrive je ne pourrai jamais le regretter. Les premiers paysages à la sortie de Cotonou sont magnifique avec cette piste bordée de cocotiers avec sur notre gauche la plage si belle qu’on ne voudrait pas la quitter. De temps en temps nous croisons des villages des pêcheurs, les enfants nous font tous un signe de la main en criant « yovo, yovo, bonsoir ! ». Les premiers contacts sont très bons et très agréables. Nous nous dirigeons donc vers Ouidah et la porte de non-retour, ou des millions d'africains partirent en tant qu'esclaves vers les ameriques. Un guide nous explique un peu l'histoire du site qui donne froid dans le dos… Difficile a croire que des millions d'esclaves furent transporté en bateau sur cette plage de cocotier paradisiaque ! Apres une halte dans un maquis, nous reprenons la route vers Grand Popo près de la frontière avec le Togo. Grand Popo est un coin très renommé pour la qualité de ses plages. De nombreux expats viennent de Cotonou (et même de lagos) pour passer un week end au calme au bord de la plage. D’ailleurs, tout y est pour satisfaire les souvent très exigeants expats, bars, restos européens, hôtel class… Tout le monde y trouve son compte… à condition d’être prêt à payer ! Eh oui comme souvent, ces endroits qui attirent les expats sont hors de prix (du moins pour nos budgets d’étudiante et de futur chômeur…)
On trouve des petites paillotes au bord de la plage qui feront l'affaire pour passer deux nuits. Nous profiterons de cette escales pour faire un tour autour du lac Aheme en passant par Possotome et Bopa. Arrivée a Bopa, petit village de brousse au bord du lac (quand même 80km de piste pour y arriver) on se renseigne pour faire une petite ballade en pirogue sur le lac puis pour se faire guider vers un site qui offre une vue magnifique sur la vallée et le lac. Une fois de plus, je me suis bien fait avoir dans la négociation… Le premier prix pour la ballade en pirogue et la petite ballade était 10 000fcfa. Surpris par le prix si élevé, je commence a négocier en proposant 3000. Devant leur accord immédiat pour 3000 et après une rapide réflexion, je me rend compte que je me suis fait avoir et essaie de réduire à nouveau le prix. Mais il m'était ensuite difficile de proposer moins que ma première proposition… Finalement, nous ferons la ballade pour 2000fcfa. La ballade fut très agréable avec quelques petite poses pour découvrir les différentes techniques de pêches avec les pêcheurs présent sur le lac. Point de vue également magnifique sur le lac et toute la vallée. Au retour vers Grand Popo, on s'arrête à Possotome pour chercher à manger. Il n'y a pas grand-chose et on se contentera de la pate avec un poisson (D'ailleurs myriam n'aura pas mangé grand-chose…). On rentre à grand popo dans la soirée où on se paye un bon petit resto en bord de plage avant de prendre la route vers le nord et Abomey. C'est quand même très agréable de pouvoir commander à manger puis aller se balader sur le bord de la plage voir le coucher de soleil… Nous quittons Grand Popo et l’océan Atlantique le vendredi 14 juillet en direction d'Abomey, ville des rois. Au programme quelques 140 km.
J'ajouterai les photos à mon retour en france... May 25 Retour au Nigeria
Me voila de nouveau a port harcourt! Après presque un mois passe en France, je retrouve le boulot (eh oui il faut bien) et le Nigeria ou plus exactement PH, son chaos urbain, ses tensions, et toutes son excentricite!
Lagos Pour mon retour au Nigeria, j’avais décidé de passer quelque temps a Lagos pour rendre visite a Romain, VIE dans cette énorme mégalopole ou vivent quelques 15 millions de personnes (sa population est estime entre 12 et 20 millions d’habitants). Lagos est étonnante par son activité mais on s’y sent plus a l’aise qu’a PH et notamment plus libre. Ikoyi et Victoria Island sont les deux quartier ou il est possible de se «déplacer» tranquillement en prenant les okadas ou les taxis. J’en ai profite pour faire un tour au centre culturel français ou des concerts sont régulièrement organises. Ce soir la, s’était Seun Kuti, plus jeune fils de Fela Kuti. Un très bons moment dans un centre culturel qui va bientôt fermer ses portes au profit d’Abuja, la capital politique du pays. Quelques balades sur la plage de Lagos (pas toujours tres bien frequente, il est conseiller d'aller a l'exterieur de Lagos pour se baigner et profiter de belles plages(cf photos)), un petit tour au cinema (cela fait vraiment anachronique, comme beaucoup de chose, par raport a tout ce qui l'entoure...), et des petits tours en okadas m'ont permit de profiter de mes derniers jours de vacances
Départ pour Port Harcourt. Lever 5 heures mercredi matin pour prendre le premier avion pour Part Harcourt. Un chauffeur m’attend a la guethouse pour m’emmener. Je retrouve Maxwell a l’aéroport qui s’occupe de réserver les billet d’avion pour Dredging. Je décolle vers 7h30 sans trop de retard a destination de PH ou je vais rester 1mois et demi. Ma réadaptation se passe plutôt bien (grâce notamment a ces quelques jours a Lagos) et les premiers jours seront plutôt charges. En effet mercredi soir, une première soirée est organisée pour l’anniversaire de Nasri, un marocain plutôt sympa (surtout qu’il me permet de parler un peu français...). Ensuite jeudi, un petit match de foot organise sur le terrain de tennis de la guesthouse. Depuis mon départ de nouveaux joueurs sont arrive et on peut maintenant faire de bons petits matchs. Vendredi soir, nouvelle soirée en l’honneur de la fille de Giri (un indien qui a le courage de vivre a Port Harcourt en famille) qui fête ses 7 ans sous le soleil de PH... Et pour finir, samedi soir c’était une soirée international (autrement dit une soirée pour expats) afin de réunir des fond pour une oeuvre caritative(je n’ai pas très bien compris pour quoi était destine cette argent...) ! Et tout cela en se levant a 6 heures tout les matins parce qu'il faut bien aller bosser. Autant vous dire que j’ai passe une grande partie de la journée de dimanche a dormir ! Que ça fait du bien quand meme !
Qu’est ce que tu as pour moi ? C’est la phrase que j’ai peut être le plus entendu depuis mon arrive ! Toutes les personnes que j’ai pu rencontrer lors de mon premier séjour ici m’ont demande quel cadeau je leur avais ramener. Ils ont du être tous déçu que je ne pense pas a eux. ; ) En placant cela sur le ton de la rigolade (ce qui est le plus souvent le cas, encore que...ca depend des fois), cela me permet de me readapter plus rapidement!
March 24 Couvre feu pour le CensusLe Nigeria organise un recensement de sa population cette semaine (Census). Pour cette occasion et pour permettre le bon déroulement des opérations, un couvre feu a été instauré depuis mercredi soir jusqu’à samedi soir. Des agents du gouvernement vont passer dans toutes les maisons pour recenser la composition du ménage, mais aussi l’équipement de la maison (eau, éléctricité,…). A l’occasion de ce couvre feu qui dure de minuit jusqu’à 17h, tous les magasins sont fermés et l’activité de la ville est restreinte au minimum. Seul les employés indispensables au bon fonctionnement de l’entreprise (donc entre autre le personnel de sécurité) et bénéficiant d’une lettre de l’entreprise sont autorisés à circuler. Du coup je suis bloqué dans ma résidence sans avoir grand-chose à faire. Ce sont un peu des vacances forcées mais dans une prison puisqu’il m’est impossible de sortir! J’avoue que je n’ai pas voulu vérifier si l’interdiction était juste pour la forme ou si effectivement il y a des problèmes à l’extérieur. C’est quand même une situation bizarre de parler de l’extérieur de la guesthouse comme si c’était un autre monde… Du coup j’en profite pour me reposer un peu, pour bouquinner un peu (merci pierro pour le bouquin!) Apparemment cette situation n’est pas généralisée au Nigeria mais plutôt localisée à Port Harcourt ou au sud est du pays parce que les déplacements semblent tolérés à Lagos, la capitale économique du pays. En fait ce couvre feu est du au tension résultant du recensement parce qu’il jouera un role crucial dans les représentations des différents ethnies au gouvernement. En effet, en truquant le résultats du recensement et en gonflant les chiffres pour son ethnie (et inversement, en minimisant la population du sud est du pays), le président du pays qui cherche à se faire réélire pour la troisième fois malgré la constitution qui lui interdit pourra justifier la grande représentation de son ethnie (et plus généralement, des ethnies musulmanes du nord du pays) au gouvernement. D’une manière générale, la division ethnique et religieuse du pays est vraiment palpable (il y a plus de 200 ethnies et autant de dialectes différents au Nigéria). Il n’y a qu’à regarder la différence de développement entre le Nord du pays, région d’origine d’Obasanjo et le sud qui vit dans la misère malgré ses importantes ressources en gaz et pétrole. Du coup ce census, le premier depuis 15 ans (autant dire que on ne connaît pas du tout la population du Nigeria… elle est estimée entre 120 et 150 millions d’habitants), est l’objet d’affrontement plus ou moins violent entre les agents du gouvernement, la police et les habitants qui ne veulent pas être lésés. March 16 Manque d'inspiration...C’est vrai que je suis un peu en manque d’inspiration et c’est pourquoi ça fait quelque temps que je n’ai pas écrit de message. Le boulot me prend aussi plus de temps et puis je me dit parfois que si je vous raconte ma journée d’hier vous aurez l’impression d’avoir déjà lu ce que je vais écrire et vous aurez sans doute raison... En fait non parce que hier je suis allé a l’hôpital voir un médecin ! et oui une grosse diarrhée, mal au ventre, fièvre, réveil pendant la nuit... je me demandais quelle cochonnerie j’avais bien pu attraper avec au loin le spectre du palu. Mais finalement après quelques tests, quelques piqûres dont une sur la fesse (aie !) pour soulager ma diarrhée et mon mal de ventre je suis repartis soulage : a priori rien de grave. On me conseille de quand même revenir le lendemain si ça ne va pas mieux. Mais ce matin, après une bonne nuit de sommeil plus de problème ! et gros soulagement aux toilettes... plus de diarrhée ! ouf parce que je n’avais pas envie de repasser la journée aux toilettes... Sinon, l’hôpital est en fait un hôpital privé pour expats... Médecins expats, patients expats. Quand je suis allé voir mon chef pour lui dire que je n’étais pas bien, il m’a de suite fait une lettre pour que je puisse aller dans cet hôpital gratuitement. Du coup je suis ressorti avec tout les médicaments nécessaires pour me guérir sans payer le moindre centime...encore mieux que la secu ! Malheureusement, c’est loin d’être le cas pour tout le monde ici... Après avoir passe quelques heures dans cet hôpital qui n’a rien a envier aux hôpitaux occidentaux, je ressort dans la rue et je rentre dans un nouveau monde. Décidément je n’arrive pas vraiment a me faire a ce choc brutal. Peut être est-ce propre au Nigeria ou est-ce généralise a de nombreux pays... je ne sais pas. Mais ici, les inégalités sont tellement frappantes que ça en devient choquant. Parfois je me sens même un peu coupable d’avoir accès a tous ceux que je veux alors que le monde qui m’entoure arrive a peine a survivre... En quelques secondes, on peut passer d’un endroit très bien entretenu qui « respire l’argent » a un endroit ou les gens luttent pour avoir quelque chose a manger. Ce choc m’a aussi beaucoup marque quand je suis allé dans le camp d’une société pétrolière. L’intérieur du camp ou vivent et travaillent en autarcie tous les employés expats de l’entreprise est « nickel » (un peu comme une ville occidentale en fait) et une fois la barrière avec les gardes franchie, c’est la jungle urbaine, avec une activité incessante et surtout un grand désordre. Un contraste vraiment saisissant! Pour changer un peu de sujet, le we dernier je suis sorti pour la première fois de Port Harcourt depuis que je suis arrive. Je ne suis pas allé bien loin mais c’était quand même très agréable. En fait, avec un groupe d’expats et de locaux, nous sommes partis en brousse pour courir. Chaque semaine quelqu’un est responsable de baliser un chemin, un peu comme un jeu de piste, et tous les dimanches ceux qui veulent participer peuvent venir. Un dimanche c’est pour courir et le dimanche suivant, c’est pour se promener. Le principe est sympa parce que ça permet de rester toujours plus ou moins groupé et de ne pas se retrouver tout seul au milieu de la jungle! Quelque chose que je trouve de rigolo, c’est de voir tous les enfants le matin avec leurs uniformes avant d’aller a l’école. En général ce sont des uniformes colorés et une couleur semble correspondre a une école. Ce matin nous sommes passé devant une école et tous les enfant portaient le même uniforme violet. On voit régulièrement deux ou trois enfants qui vont a l’ecole sur un taxi-moto (ils appellent ça une Okada. J'essaierai de mettre une photo. C'est vraiment le moyen de transport préféré de Nigerians) . C’est assez agréable parce que quand on croise des enfant assis sur une okada (facilement 2 ou 3 enfants plus le chauffeur) au feu rouge on a en général droit a un sourire et un signe de sympathie de la main. Ils crient aussi souvent Oyibos. Je prend cela comme une marque de sympathie... Finalement quand on commence a ecrire quelque chose, l’inspiration revient vite ! March 06 Un dimanche a Port Harcourt ...
Pour commencer, je dors un petit peu parce que bon, une semaine de boulot ca fatigue quand meme et puis je suis alle boire un coup samedi soir. Un expat a fete son depart. Donc dimanche matin, j’ai dormis un bon moment puis ma premiere mission de la journee etait de recolter quelques informations au sujet du hasch. C’est une sortie en brousse organisee par des expats pour aller se ballader un petit peu en dehors de la ville. Le parcours est tous ballise et il suffit de venir au rdv pour participer. Il y a deux parcours, un pour ceux qui veulent courir et un pour ceux qui veulent se promener tranquillement ou y aller en famille. Beaucoup de personnes m’ont conseillees d’y aller donc j’ai essaye de me renseigner. Malheureusement, la premiere personne qui a l’habitude d’y aller dans mon entreprise y va en famille et comme actuellement la situation n’est pas des plus sure, il prefere aller a la piscine. La deuxieme personne (et derniere) qui y va regulierement pour courir travaille (et oui meme le dimanche...). Du coup je me retroue un peu tous seul pour y aller sans trop savoir comment ca se passe et en plus on me dit que c’est un peu dangeureux en ce moment... Je decide donc de me raviser et de faire autre chose.
Zoo de Port Harcourt Uche, mon chauffeur, m’avait parle du zoo de port harcourt la semaine derniere. J’etais donc un peu curieux de voir a quoi pouvait ressembler un zoo ici ! Pour me presenter le zoo, il me dit que si je veux, je peux acheter un gros chien, l’emmener au zoo et le mettre dans la meme cage que le lion. Alors le chien et le lion se livrent a un combat acharne ou le lion sort vainqueur apres environ trente minutes de lutte ! Quand j’ai vu le lion je me suis dit que c’etait peut etre sa seule nourriture tellement il etait maigre... Sinon, le zoo manque enorment de moyen pour restorer les cages, et donner un cadre de vie correct aux animaux. Ce n’est pas en payant 100 N (0.7euros l’entree) que ca va changer... On a eu droit a une visite privee du zoo, c’est a dire que le gardien a vu un oyibo(=blanc en Yoruba, les enfants le disent tous le temps dans la rue quand ils croisent un blanc) et s’est propose de me faire visiter le zoo (contre une compensation financiere bien entendu meme si ce n’etait pas explicite !). Il m’a donc fait faire le tour du zoo en me presentant tous les animaux, leur origines,... On a eu aussi droit a la distraction du chef : devant un faon, il a commence a crier quelquechose que je n’ai pas compris et le faon s’est lui aussi mit a crier et a chaque fois que le gardien criait, le phaon criait. Apres une dizaine de cries, lorsque le gardien dit « Stop » et le faon s’arrete. Il a recommence cela plusieurs fois avec toujours autant de succes (au niveau du phaon mais aussi du public). C'etait marrant a voir.
Meeting dans une eglise En sortant du zoo, Uche me dit tout embarasse qu’il avait oublie que le dimanche apres midi, il y avait une « reunion » a l’eglise et qu’il aimerait bien y aller. Comme il m’assurait que ce ne serait pas long, je decidais d’y aller avec lui. Nous sommes donc alle a la cathedrale de Port Harcourt et plutot que d’aller dans la cathedrale, ou dans un eglise a cote, nous sommes alles dans une maison en ruine au milieu des poubelles. Nous sommes rentre dans un petite piece ou une quarantaine de personne etait assis sur des bancs ecoutant quelqu’un donnant des recommandations (cela ressemble un peu a une classe d'ecole). Nous nous sommes discretement installe au fond de la salle. Le responable de la paroisse viendra demander a Uche si le nouveau venu (moi) souhaite se presenter. Je lui expliquais que ce n’etais pas la peine, et que je le ferai plutot la prochaine fois... J’avoue que je me sentait suffisamment ridicule comme ca avec mon short et mon T-shirt alors que tous le monde portait un uniforme (pantalon noir et chemise blanche). En sortant, le responsable de la paroisse ne se genera d’ailleurs pas de me faire remarquer que ma tenue n’etait pas adapte a ce lieu et que c’est bon pour cette fois parce que je suis un expat. Pour finir, il me dit que si je compte revenir, il faudrait faire l’effort d’acheter l’uniforme. Ce ne sera pas pour moi ! Sinon, la reunion n’a pas duree bien longtemps et heureusement parce que je ne comprenais pas grand chose de ce qu’il racontait (en fait elle dure au moins 3 heures mais nous sommes arrive a la fin...ouf !).
Tourist Beach Port Harcourt Apres ces instants de receuillement( !), nous sommes alle a Tourist beach. Contrairement a ce que son nom pourrait laisser penser, il n'y avait pas de touristes! et encore moins d'expats. C'etait egalement la premiere fois que Uche venait sur cette plage mais il en avait entendu parler par un autre chauffeur. Nous sommes d’ailleurs alle le chercher chez lui avant d'aller a la plage. C’etait un lieu tres agreable malgre le fait qu’il est hors de question de se baigner. En fait, ce n’est une plage que par son nom mais il ne faut pas etre tros difficile. Certes, il y a du sable mais ne vous imaginez pas non plus que c'est une belle plages avec des cocotiers et une eau limpides... De toute maniere, Port Harcourt se situe sur le Delta du Niger a l’interieur des terres et je ne pense pas me baigner dans ces eaux etant donnes la pollution engendre par la ville et le petrole. Le lieu reste tout de meme tres agreable avec des groupes de musiques qui se relaient et des danseurs qui suivent le rythme de la musique de maniere deconcertante. C’est vraiment un spectacle de voir danser des locaux. J’ai donc passe une fin de we sous les cocotiers, a ecouter le sons retentissant des Djembay, a regarder les danseurs et danseuses se deambuler au son des percussions en buvant une star. Que demander de plus ! Peut etre avoir un peu plus de journee libre... March 03 1 MoisCa fait un mois que je suis arrive et c’est vraiment passe vite... dans un mois j’aurai mon mois de recup. Quand je fais un peu le point sur ce que j’ai fait pendant un mois, je me dit que finalement je n’ai pas fait grand chose. Il y a tellement de chose que j’ai envie de faire et que je n’ai pas eu le temps de faire que j’ai pas vraiment l’impression d’etre la depuis un mois. C’est vrai aussi que port harcourt est plus repute pour sa polution et ses tension autour du petrole que pour ses atouts touristique ! Et du coup il n’y a pas grand chose a faire dans les environs. D’un autre cote quand je repense a mon arrivee, je me dit que beaucoup de chose ont change dans ma vision des choses, dans mon etat d’esprit. Les premiers jours, j’ai eu l’occasion de decouvrir le Nigeria selon le point de vue des expats (du moins se de mon entreprise). Ils m’ont fait partager leur vision des choses. Sur beaucoup de points je n’etait pas vraiment d’accord mais souvent je me gardais de le dire pour ne pas trop m’isoler. Puis petit a petit, j’ai pris un peu d’assurance, j’ai decouvert le pays, je me suis fait ma propre opinion. Du fait que beaucoup d’expats m’aient critique le pays, j’ai eu tendance a vouloir prendre sa defense, j’ai cherche tout les bons cotes. D’une maniere generale j’ai tendance a etre contre le consensus general donc j’ai voulu me prouver qu’il y avait plein de bon cote... et je les ai trouve ! J’espere garde cet etat d’esprit pour ne pas commencer a denigrer le monde qui m’entoure et pour ne jamais resortir le meme discour que celui que j’ai pu entendre a mon arrive. Un discour que je continue d’ailleurs a entendre (Heureusement pas de la part de tout le monde). Parce que c’est vrai que la vie ici n’est pas du tout la meme que dans les pays occidentaux, mais pourquoi venir ici si c’est pour vouloir garder les meme habitudes et meme les imposer a la population locale. A ce sujet, j’ai appris que le cuisinier qui fait a manger a la base pour les expats tous les midis, eh bien pour satisfaire les gouts des occidentaux, ils prend des cours de cuisine tous les apres midi chez la femme du directeur de la base ! Quand on m’a dit ca je n’y croyais pas... Vraiment, je me demande pourquoi certaines personnes viennent ici ... Enfin, chacun se fait sa propre experience et agit comme il l’entend ! Mais au moins j’aurais appris a prendre ce qu’on put me dire avec des pincettes et a plus chercher a avoir ma propre opinion sans mauvaises arriere pensee. Ce que m’avait dit Barbara a mon arrivee a lagos (c’est elle qui m’avait acceuilli a Lagos et qui vit ici depuis 20 ans) prend vraiment tout son sens : « Si tu les respectes les Nigerians sont des gens tres gentils et tres acceuillant.» Meme si a l’epoque cela me semblait evident. Apres ces quelques mots sur les expats je vais quand meme vous parler du pays... ou du moins ce que j’ai pu en voir. Ce we, ou plutot dimanche, comme j’avais la journee de libre avec un chauffeur (uche), je lui ai demande de me faire visiter la ville. Du coup, il m’avait prepare un itineraire pour connaitre un peu mieux port harcourt. C’etait vraiment sympa. On est alle au stadium de foot (forcement !), c’est un grand complexe avec deux terrain d’entrainement et le terrain de match avec des tribune d’environ 10 000 places. On a pu rentrer et se promener sur le terrain sans aucun probleme (apres avoir donne un petit quelque chose au garde a l’entree qui m’expliquait qu’il avait besoin d’argent pour manger..). Tous les terrains sont en synthetique et tres bien entretenu... ca donne envie ! Ensuite, on a visite un complexe catholique (les nigerians sont tres croyants et l’eglise a beaucoup d’argent...). Il y avait donc une eglise, une ecole catholique, une ecole pour devenir pretre (je sais pas comment ca s’apelle), des dortoirs pour les eleves et ... trois terrains de foot. J’ai ete un peu etonne que des enfants d’a peine 10 ans puissent avoir la vocation pour etre pretre... mais enfin, Uche m’a explique que les parents mettent leur enfants dans ces ecoles pour etre sur qu’ils aient une bonne education. Apres on est alle voir son oncle puis il m’a fait visiter sa maison qui est juste en face ... d’un terrain de foot ! Vraiment, il y en a partout. D’ailleurs plein de jeunes jouaient au foot. Ce n’est pas de l’herbe mais du sable. Du coup quand ma cheville ira mieux, j’essairai de participer a quelques matchs... Sinon depuis ce we, le boulot m’empeche de faire grand chose. Meme si je n’ai pas beaucoup de boulot je suis un peu oblige de faire des longues horaires... Du coup je regarde ce que je vais faire en avril pendant mon mois de recup. Je ne sais pas encore si je prend des vacances dans le coin, ou dans un pays aux alentours ou si je rentre directement en France. Je vais quand meme essayer d’en profiter pour voyager un peu et peut etre pour aller faire un tour au Niger. Je planifie aussi mon prochain we. Mais je vous raconterai ca une autre fois. |
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